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Pourquoi je suis devenu Psychanalyste ?

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Pourquoi je suis devenu Psychanalyste ?

De nombreuses questions peuvent venir à l’esprit des analysants qui se retrouvent dans le cabinet d’une ou d’un psychanalyste !

Parmi ces questions il en est une, à moment de l’analyse, qui se pose de manière aiguë : mais qui est cette personne à qui je confie ce que je n’ai dis à personne, même à mes plus proches ?

Que veut dire cette retenue de l’analyste dans ce qu’il est ?

Pourquoi est-il si proche et si loin ?

Y a-t-il une vraie personne derrière cette attitude tout en retenue et en bienveillance d’écoute ?

Y a-t-il un individu susceptible d’éprouver de réelles émotions ?

Mais l’analysant comprend assez vite que l’important n’est pas qui est l’analyste, l’important est qui est-il lui !

L’analyste n’est que le reflet de ce qu’il est, un miroir réfléchissant et non déformant du caché derrière ce reflet.

Et pourtant dans le « je suis devenu psychanalyste », se trouve un long cheminement d’analyse personnel et de formation.

Là n’est pas le propos de décrire cette formation, il suffit de se renseigner auprès d’ouvrages nombreux sur la question.

Ce que je tente de vous dire maintenant se situe dans le pourquoi et le devenir.

Avant toute tentative de devenir et d’être il y a toujours un pourquoi.

L’analyse personnelle dans sa phase de déstructuration et de mise à plat de la vie et de ses propres choix révèle cette part d’inconscient qui a prédestiné à ses choix.

Il ne s’agit pas d’un reniement de ce qui a été choisi mais une vision plus réaliste du pourquoi de tel option ou tel autre.

Une fois cette individuation faite entre ce qui a été émanant de soi ou d’une quelconque influence familiale, collective ou identitaire, le moment vient alors de la reconstruction et de la renaissance à soi d’un individu plus humble et pourtant plus déterminé dans ce qu’il est ou ce qu’il veut devenir.

Certains ont souvent reproché à la psychanalyse de se concentrer uniquement sur sa « petite personne » en oubliant le monde qui nous entoure.

Kafka nous disait : « Dans ton combat contre le monde, seconde le monde » mais avant de combattre, il est utile de s’armer, de désarmer notre monde intérieur pour très modestement aider son prochain.

Mais vous me direz n’est-ce pas paradoxal de commencer par regarder « son propre nombril » comme on l’entend souvent ?

A cela je répondrai par cette superbe citation de Martin Büber dans le chemin de l’homme : « Commencer par soi, mais non finir par soi ; se prendre pour point de départ, mais non pour but ; se connaître, mais non se préoccuper de soi »

Voilà pourquoi je suis devenu Psychanalyste : pour ne pas finir par moi, pour aller au-delà de mon temple intérieur, pour sortir de ce temple pour aller sur le parvis du monde et tenter modestement d’aider mon prochain ; pour lui faire profiter de mon introspection afin qu’il prenne son chemin, le sien, celui de sa propre vie en toute liberté.


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